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Une idée d'utilisation des lactofermentation de fruits et de légumes peut être de les consommer en petites quantités pour parfumer une salade, une soupe, des pâtes... Il est également possible de les déshydrater en chips si c'est assez fin ou de les réduire en purée puis de les déshydrater en "cuir" c'est à dire en une fiche couche que l'on peut rouler en batonnets, en sucettes. Cette forme déshydratée concentre les saveurs et donne une matière facile à transporter.</translate> | Une idée d'utilisation des lactofermentation de fruits et de légumes peut être de les consommer en petites quantités pour parfumer une salade, une soupe, des pâtes... Il est également possible de les déshydrater en chips si c'est assez fin ou de les réduire en purée puis de les déshydrater en "cuir" c'est à dire en une fiche couche que l'on peut rouler en batonnets, en sucettes. Cette forme déshydratée concentre les saveurs et donne une matière facile à transporter.</translate> | ||
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{{Tuto Step | {{Tuto Step | ||
− | |Step_Title=<translate><!--T:115--> Carottes fermentées version faux saumon fumé</translate> | + | |Step_Title=<translate><!--T:107--> |
+ | Recette sauce piquante type Tabasco</translate> | ||
+ | |Step_Content=<translate><!--T:108--> | ||
+ | Ingrédients : | ||
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+ | <!--T:109--> | ||
+ | *500g de piments type jalapenos | ||
+ | *2cm de racine de gingembre frais | ||
+ | *5 gousses d'ail | ||
+ | *(optionnel : poivrons ou aubergines pour adoucir, parfumer) | ||
+ | *(optionnel : oignons) | ||
+ | *(optionnel : agrumes pour le côté aigre-doux) | ||
+ | *Saumure à 10g/50cl | ||
+ | |||
+ | <!--T:110--> | ||
+ | Laver puis égrainer les piments (attention à la brûlure chimique pour vos doigts!). Si vous souhaitez une sauce très piquante laissez quelques graines. Couper les autres ingradients finements et tout mettre dans un bocal. Recouvrir de saumure, garder les légumes sous le liquide avec un poids et laisser fermenter 1 à 2 semaines. Une fois fermenté, mixez et mettez en bouteille. | ||
+ | |||
+ | <!--T:111--> | ||
+ | La conservation peut se faire à température ambiante ou au frigo pendant plusieurs mois.</translate> | ||
+ | |Step_Picture_00=Conserves_lactoferment_es_hot_sauce.jpg | ||
+ | }} | ||
+ | {{Tuto Step | ||
+ | |Step_Title=<translate>Concentré de tomate lacto-fermenté</translate> | ||
+ | |Step_Content=<translate>[https://www.instagram.com/p/B2rFUvZioKQ/ Recette traditionnelle italienne réalisée par Ferment'Nation] | ||
+ | |||
+ | |||
+ | 7kg de tomates dans ce petit pot de 400g, et aucune cuisson. Un très bon moyen de conserver les tomates, avec toutes leurs vitamines et leur probiotiques, pour l’hiver, et sans réfrigération. | ||
+ | |||
+ | Une pointe de couteau suffit à aromatiser un plat ! | ||
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+ | '''Recette''' : | ||
+ | |||
+ | * Remplir une grosse bassine de tomate (laisser de la marge, le mélange va un peu gonfler) et les écraser avec vos mains. | ||
+ | * Recouvrir d’un tissu et mélanger deux fois par jour en immergeant les parties qui flottent (s’il y a un peu de moisissure blanche, ce n’est pas gênant), pendant 4 à 5 jours, jusqu’à ce que le mélange ne fasse plus de bulles. | ||
+ | * Récupérer les parties solides (qui se seront séparées de l’eau et flotteront à la surface) et les passer au moulin (à petits trous) pour enlever les graines et la peau. | ||
+ | * Mettre la pulpe dans un linge, le fermer comme un sac, avec une ficelle et le suspendre pendant un jour pour faire couler le jus. Puis placer le sac (toujours fermé) entre deux planches avec un poids dessus pour extraire l’eau restante pendant quelques jours en retirant l’eau tous les jours, jusqu’à qu’il n’y en ai plus qui s’écoule. | ||
+ | * Mettre la pâte dans un bol et y incorporer 25% de son poids en sel. Après quelques heures, pétrissez une nouvelle fois la boule et c’est prêt! | ||
+ | |||
+ | L’eau de tomate a un goût très prononcé mais vous pouvez la boire sans problème, c’est un concentré de probiotiques. Certaines personnes y mettent même du kéfir pour développer plus de bulles. Cela peut s'aromatiser en sucré ou en salé. | ||
+ | |||
+ | |||
+ | Vous pouvez trouver plus de détails sur cette recette dans l’excellent livre « Fermentations! » de Sandor Katz.</translate> | ||
+ | |Step_Picture_00=Conserves_lactoferment_es_Concentr_de_tomate_lactoferment_.jpg | ||
+ | }} | ||
+ | {{Tuto Step | ||
+ | |Step_Title=<translate>Conserver ses herbes aromatiques en lactofermentation</translate> | ||
+ | |Step_Content=<translate>Il est rarement conseillé de conserver ses herbes aromatiques par lactofermentation car leur consistance devient rapidement molles. Cependant, si on souhaite ensuite les utiliser dans des sauces cela ne pose aucun problème. | ||
+ | |||
+ | |||
+ | Hachez grossièrement les herbes aromatiques,les écraser un peu au mortier avec de l’ail et un peu de piment et de sel, puis les recouvrir de saumure de légumes fermentés (ou bien de l'eau avec 15g de sel pour 50cl). Ensuite, les laisser fermenter 2 semaines à température ambiante puis conservez le bocal au frais.</translate> | ||
+ | }} | ||
+ | {{Tuto Step | ||
+ | |Step_Title=<translate>Sauces ketchup et moutarde lactofermentées</translate> | ||
+ | |Step_Content=<translate>Saviez-vous que les recettes traditionnelles de ketchup et de moutardes sont fermentées? Après avoir appris que le ketchup n'est rien d'autre que du concentré de tomate, un peu de vinaigre et de sucre, apprenez à faire ses sauces version fermenté! | ||
+ | |||
+ | |||
+ | '''Ketchup''' : | ||
+ | |||
+ | * 200g de tomates fraiches (ou en conserve, ou idéalement de tomates lactofermentées) | ||
+ | * 1 cuillère à soupe de starter, comme de la saumure lactofermentée ou du petit lait | ||
+ | * 20g de sucre | ||
+ | * une pincée de sel | ||
+ | * un pointe de piment pour celles et ceux qui aiment le relever | ||
+ | |||
+ | Mixer les tomates et suivant la consistance souhaitée de votre ketchup égouttez un peu. Bien mélanger tous les ingrédients dans un bocal en faisant attention à ne pas remplir totalement (le liquide va gonfler). | ||
+ | |||
+ | |||
+ | '''Moutarde''' : | ||
+ | |||
+ | Pour cette recette, on mixe simplement 60g de graines de moutarde jaune, 60g de graines de moutarde noire de Bourgogne (sénevé), avec du verjus ou de la saumure lactofermentée. | ||
+ | |||
+ | Pour aromatiser on peut par exemple ajouter 6g de poivre vert, 10g de curcuma frais. Vous pouvez remplacer le poivre vert par des baies roses, de l'estragon, des herbes de Provence.. | ||
+ | |||
+ | |||
+ | Traditionnellement au lieu d'utiliser du vinaigre les fabricants de moutarde utilisaient du Verjus. Il s'agit d'une fermentation de raisin vert, immature, légèrement salé. Si vous souhaitez réaliser votre verjus il suffit de récolter quelques raisins verts (immatures), presser le jus dans un sac puis placer le liquide dans un bocal recouvert d'un tissus et laisser fermenter 2-3 jours au soleil. On ajoute ensuite une pincée de sel pour calmer la fermentation et limiter les levures (on ne souhaite pas une fermentation alcoolique trop forte). | ||
+ | |||
+ | |||
+ | Pour réaliser de la moutarde on fait tremper des graines de moutarde (noire ou brune) 1-2 jours dans de l'eau, jettez l'eau ensuite. Ecraser les graines dans un mortier en ajoutant un peu de verjus et du sel ou de vinaigre ou de saumure lactofermentée. Si vous souhaitez une moutarde fine écrasez tous les grains, si vous aimez plutôt la moutarde à l'ancienne laissez quelques graines entières. | ||
+ | |||
+ | Placer ensuite dans un bocal sans remplir entièrement. Pour éviter l'oxydation et le développement de bactéries indésirable il est possible de mettre un poids pour limiter le contact entre la moutarde et l'air. | ||
+ | |||
+ | Laisser fermenter 1 semaine à température ambiante puis placer au frigo. | ||
+ | |||
+ | <br />Une fois la fermentation terminée, on rajoute un peu de vinaigre de cidre (ou du verjus si on veut rester plus fidèle à la recette traditionnelle) et on mélange/mixe bien pour ajuster la texture à notre convenance, et s'assurer que le pH soit à un niveau suffisament bas pour une conservation longue (environ pH 3 ou moins). On peut aussi rajouter une cuillère à soupe de miel, c'est délicieux.<br />Puis on remplit un pot type confiture avec la moutarde (je vous ai donné le dosage pour un pot de moutarde Amora de 440g) qu'on stock au frais. Au fur et à mesure que vous en consommez, transvasez-là dans un pot plus petit pour limiter la quantité d'oxygène qu'il y a dans le pot.</translate> | ||
+ | |Step_Picture_00=Conserves_lactoferment_es_ketchup_et_moutarde_ferment_e.png | ||
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+ | {{Tuto Step | ||
+ | |Step_Title=<translate>Babaganoush ou caviar d'aubergine lactofermenté</translate> | ||
+ | |Step_Content=<translate>L'incroyable recette de NiCruNiCuit : https://nicrunicuit.com/faire/cuisiner/caviar-daubergine-sans-cuisson-mais-fermente/ | ||
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+ | N'hésitez pas à regarder les autres tutoriels pour découvrir d'autres sauces et accompagnements fermentés. | ||
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+ | Par exemple dans le tutoriel [https://wiki.lowtechlab.org/wiki/Aliments_ferment%C3%A9s_-_dosas,_cr%C3%A8pes_vegan Aliments fermentés - dosas, crèpes vegan] vous trouverez des sauces type houmous de différentes légumineuses. | ||
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+ | Il est également possible de faire de délicieuses sauces type houmous à base de courges : voici un exemple à base de butternut</translate> | ||
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+ | {{Tuto Step | ||
+ | |Step_Title=<translate><!--T:115--> | ||
+ | Carottes fermentées version faux saumon fumé</translate> | ||
|Step_Content=<translate><!--T:116--> | |Step_Content=<translate><!--T:116--> | ||
[https://www.instagram.com/p/CIP4hmfBHwE/ Recette de ShiraBio] en 10 minutes (puis 48h). [https://www.instagram.com/p/CIN7rCUIXvp/ Voici la vidéo de la recette complète spécial fêtes de Noël]. | [https://www.instagram.com/p/CIP4hmfBHwE/ Recette de ShiraBio] en 10 minutes (puis 48h). [https://www.instagram.com/p/CIN7rCUIXvp/ Voici la vidéo de la recette complète spécial fêtes de Noël]. | ||
− | |||
<!--T:117--> | <!--T:117--> | ||
− | Ingrédients : | + | Ingrédients : |
<!--T:118--> | <!--T:118--> | ||
− | * 2 belles carottes | + | *2 belles carottes |
− | * 1 cuillère à café de paprika (fumé il rend encore mieux le gout du saumon) | + | *1 cuillère à café de paprika (fumé il rend encore mieux le gout du saumon) |
− | * 1/2 cuillère à café d'ail en poudre | + | *1/2 cuillère à café d'ail en poudre |
− | * 1/2 feuille d'algue nori (ou 2 cuillères à soupe de paillette d'algue nori) | + | *1/2 feuille d'algue nori (ou 2 cuillères à soupe de paillette d'algue nori) |
− | * 1-2 cuillère à soupe de tamari (2 si pas de liquide fermenté) | + | *1-2 cuillère à soupe de tamari (2 si pas de liquide fermenté) |
− | * 1 cuillère à soupe d'umeboshi fermenté (ou saumure lactofermentée ou vinaigre de riz) | + | *1 cuillère à soupe d'umeboshi fermenté (ou saumure lactofermentée ou vinaigre de riz) |
− | * 1 cuillère à soupe d'huile d'olive | + | *1 cuillère à soupe d'huile d'olive |
<!--T:119--> | <!--T:119--> | ||
Peler les carottes puis les découper en fines lamelles avec un économe dans le sens de la longueur. Les passer 5 min en cuisson vapeur (l'objectif est d'avoir une texture légèrement fondante mais qui se tienne). | Peler les carottes puis les découper en fines lamelles avec un économe dans le sens de la longueur. Les passer 5 min en cuisson vapeur (l'objectif est d'avoir une texture légèrement fondante mais qui se tienne). | ||
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<!--T:120--> | <!--T:120--> | ||
Mixer l'algue nori pour obtenir une poudre. Mélanger dans un bol l'ail, le paprika, l'algue avec le tamari, l'umeboshi ou le liquide fermenté. Mélanger les lanières de carottes à la sauce une fois qu'elles sont tièdes (mais pas brûlante pour ne pas tuer les ferments) et mélanger doucement pour ne pas en faire une purée. L'astuce est de fermer un bocal puis de secouer pour imprégner les carottes sans les écraser. Ensuite tasser les lanières dans un pot en verre avec un peu de sauce et laisser fermenter entre 12 et 24h à température ambiante, puis encore 24h au frigo. Astuce : pour tasser et éviter le contact avec l'air sans réduire les carottes en purées utilisez un sac de congélation rempli d'eau. Pour ajouter une saveur citronnée il est aussi possible de poser à la surface des carottes une rondelle de citron (le citron cédrat est incroyable). | Mixer l'algue nori pour obtenir une poudre. Mélanger dans un bol l'ail, le paprika, l'algue avec le tamari, l'umeboshi ou le liquide fermenté. Mélanger les lanières de carottes à la sauce une fois qu'elles sont tièdes (mais pas brûlante pour ne pas tuer les ferments) et mélanger doucement pour ne pas en faire une purée. L'astuce est de fermer un bocal puis de secouer pour imprégner les carottes sans les écraser. Ensuite tasser les lanières dans un pot en verre avec un peu de sauce et laisser fermenter entre 12 et 24h à température ambiante, puis encore 24h au frigo. Astuce : pour tasser et éviter le contact avec l'air sans réduire les carottes en purées utilisez un sac de congélation rempli d'eau. Pour ajouter une saveur citronnée il est aussi possible de poser à la surface des carottes une rondelle de citron (le citron cédrat est incroyable). | ||
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Vos carottes sont prêtes à être dégustées et ne se conservent pas longtemps car la fermentation a été très courte afin de ne pas dévlopper trop d'acidité. Elle ne se conserve donc pas plus de quelques jours au frigo. | Vos carottes sont prêtes à être dégustées et ne se conservent pas longtemps car la fermentation a été très courte afin de ne pas dévlopper trop d'acidité. Elle ne se conserve donc pas plus de quelques jours au frigo. | ||
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Tutorial de Low-tech Lab | Catégories : Alimentation, Santé
Conserver ses légumes crus durant des mois avec la technique de la lactofermentation.
Conserver ses légumes crus durant des mois avec la technique de la lactofermentation.
lactique, fermenté, conserve, lactofermentation, conservation, fruit, légume, acide, bocaux, bocal, Low-tech Tour France, NomadeDesMers fr none 0
Ce tutoriel est réalisé en collaboration avec Claire Yobé, pratiquant la lactofermentation depuis plus de 30 ans et formatrice sur le sujet.
L'objectif est de pouvoir conserver facilement sur le long terme des surplus de légumes issus du jardin (en été par exemple) ou d'un achat trop important par rapport au besoin.
Chiffres clés sur le gaspillage alimentaire
Qu'est ce que la lactofermentation ou fermentation lactique?
La lactofermentation est la transformation des glucides en acide lactique par les ferments lactiques (micro-organismes spécifiques naturellement présents).
Cette fermentation est utilisée depuis des siècles pour la conservation du lait (ex: yaourt), des légumes (ex: choucroute), de la viande (ex: saucisson) ou encore du poisson (ex: Nuoc-mâm).
Comment est-il possible de conserver des légumes grâce à la fermentation lactique?
Les légumes portent sur leur surface des micro-organismes (champignons microscopiques, bactéries) qui, laissés à l'air libre, provoquent la putréfaction. En l'absence d'air (anaérobie) et en présence d'une légère quantité de sel qui inhibe les autres ferments, ceux de la famille des ferments lactiques prennent le dessus : c'est le début du processus de fermentation lactique.
Ces bactéries se développent en se nourrissant des glucides présents dans les aliments et les transforment en acide lactique. Au fur et à mesure du processus, la quantité d'acide lactique augmentant, le jus devient de plus en plus acide.
Cette acidité neutralise le développement de la putréfaction. Lorsque le milieu devient suffisamment acide (pH autour de 4), les bactéries lactiques sont elles-mêmes inhibées. Le produit devient stable, ce qui permet une longue conservation de plusieurs mois voir années.
Quels types de légumes conserver avec la lactofermentation?
Il est possible de conserver quasiment tous les légumes qui se mangent crus. (ex: choux, concombres, carottes, betteraves, etc)
Quels sont les apports nutritionnels et sur la santé des légumes lactofermentés?
1) Facilitation de la digestion et l'assimilation des nutriments.
Les ferments lactiques permettent de "pré-digérer" les légumes grâce à des enzymes, ce qui facilite la digestion ainsi que l'assimilation des nutriments et minéraux par le corps.
2) Ils sont sources de vitamines.
Les légumes lactofermentés contiennent autant voir plus de vitamines que les légumes crus, notamment les vitamines C, B, K, PP. C'est pourquoi traditionnellement, les navires embarquaient des quantités de choucroute, riche en vitamine C, qui évitaient le scorbut à l'équipage.
3) Ils participent au bon fonctionnement de l'intestin et du système immunitaire.
Les ferments lactiques sont des "pro-biotiques" pour la flore intestinale qui joue notamment un rôle important de barrière immunitaire.
Comment consommer les légumes lactofermentés?
Les légumes lactofermentés peuvent se consommer très régulièrement, tous les jours, en accompagnement par exemple.
Une trop forte consommation d'un coup peut provoquer des douleurs d'estomac dues à une acidité importante.
Ils doivent faire partie d'une alimentation variée et équilibrée.
Y a t-il des risques avec la lactofermentation?
Contrairement à la conservation par traitement à la chaleur (ex: stérilisation) ou à la congélation, qui peuvent présenter de grands risques en cas de problèmes (mauvaises fermetures, décongélation involontaire) et provoquer par exemple le développement de la toxine botulique, la lactofermentation est un procédé très sûr.
Le milieu acide permet notamment d'éviter le développement de pathogène.
Cependant, en cas de doutes, de mauvaises odeurs ou de couleurs inappropriées, ne pas hésiter à jeter la conserve.
Youtube
Remarque: Tasser permet de faire pénétrer le sel dans le légume afin de favoriser l'extraction de jus et de chasser le maximum d'air
On peut également conserver les légumes dans du sel directement (notamment fermenter du citron et du chou de cette façon) ou dans l’huile. Mais attention à ces derniers, si les légumes n’ont pas été déshydratés ou fermentés avant le risque d’intoxication est bien réel, voir mortel à cause du botulisme !! https://nicrunicuit.com/sante/le-danger-des-legumes-mis-directement-dans-lhuile/
Une idée d'utilisation des lactofermentation de fruits et de légumes peut être de les consommer en petites quantités pour parfumer une salade, une soupe, des pâtes... Il est également possible de les déshydrater en chips si c'est assez fin ou de les réduire en purée puis de les déshydrater en "cuir" c'est à dire en une fiche couche que l'on peut rouler en batonnets, en sucettes. Cette forme déshydratée concentre les saveurs et donne une matière facile à transporter.
Le Kimchi est une recette coréenne traditionnelle. Elle est basée sur la lactofermentation du choux et d'épices.
Légumes fermentés dans une pâte au son de riz (mais en Europe il est plus facile de le faire au son de blé). C’est un produit qui fonctionne de manière similaire à un levain, il faut donc en prendre soin tous les jours et au long terme.
Pour 2 personnes :
Avant de commencer bien rincer les légumes et nettoyer avec application l’intérieur des récipients en enlevant la pellicule blanche qui peut s’y trouver (mycoderme). Dans un cuveau en bois ou un grand pot en grès, verser l’eau, le sel et le son. Mélanger soigneusement jusqu’à obtenir une pâte d’une consistance à la limite de la fluidité. Frotter les légumes au sel (en appuyant fort) puis les plonger dans la pâte 2-3 jours. Au bout de 12h les légumes développement déjà un léger gout, suivant la température les légumes sont prêts en 1-2 jours (surtout en été). Les légumes doivent être légèrement mou au toucher. Les rincer de la pâte et les couper avant de les manger. La pâte demeure active très longtemps du moment qu’une fois les légumes sortis on la remue tous les jours. En cours de fermentation les légumes perdent un peu de leur eau au profit de la pâte, mais il faut parfois ajouter un peu de son et du sel (voire un peu d’eau en été) pour garder une consistance optimale. Si le son a été obtenu d’une mouture ancienne pensez à le chauffer à sec à la poêle sans le faire griller afin de détruire les possibles germes en cours de développement.
Ingrédients :
Laver puis égrainer les piments (attention à la brûlure chimique pour vos doigts!). Si vous souhaitez une sauce très piquante laissez quelques graines. Couper les autres ingradients finements et tout mettre dans un bocal. Recouvrir de saumure, garder les légumes sous le liquide avec un poids et laisser fermenter 1 à 2 semaines. Une fois fermenté, mixez et mettez en bouteille.
La conservation peut se faire à température ambiante ou au frigo pendant plusieurs mois.
Recette traditionnelle italienne réalisée par Ferment'Nation
7kg de tomates dans ce petit pot de 400g, et aucune cuisson. Un très bon moyen de conserver les tomates, avec toutes leurs vitamines et leur probiotiques, pour l’hiver, et sans réfrigération.
Une pointe de couteau suffit à aromatiser un plat !
Recette :
L’eau de tomate a un goût très prononcé mais vous pouvez la boire sans problème, c’est un concentré de probiotiques. Certaines personnes y mettent même du kéfir pour développer plus de bulles. Cela peut s'aromatiser en sucré ou en salé.
Vous pouvez trouver plus de détails sur cette recette dans l’excellent livre « Fermentations! » de Sandor Katz.
Il est rarement conseillé de conserver ses herbes aromatiques par lactofermentation car leur consistance devient rapidement molles. Cependant, si on souhaite ensuite les utiliser dans des sauces cela ne pose aucun problème.
Hachez grossièrement les herbes aromatiques,les écraser un peu au mortier avec de l’ail et un peu de piment et de sel, puis les recouvrir de saumure de légumes fermentés (ou bien de l'eau avec 15g de sel pour 50cl). Ensuite, les laisser fermenter 2 semaines à température ambiante puis conservez le bocal au frais.
Saviez-vous que les recettes traditionnelles de ketchup et de moutardes sont fermentées? Après avoir appris que le ketchup n'est rien d'autre que du concentré de tomate, un peu de vinaigre et de sucre, apprenez à faire ses sauces version fermenté!
Ketchup :
Mixer les tomates et suivant la consistance souhaitée de votre ketchup égouttez un peu. Bien mélanger tous les ingrédients dans un bocal en faisant attention à ne pas remplir totalement (le liquide va gonfler).
Moutarde :
Pour cette recette, on mixe simplement 60g de graines de moutarde jaune, 60g de graines de moutarde noire de Bourgogne (sénevé), avec du verjus ou de la saumure lactofermentée.
Pour aromatiser on peut par exemple ajouter 6g de poivre vert, 10g de curcuma frais. Vous pouvez remplacer le poivre vert par des baies roses, de l'estragon, des herbes de Provence..
Traditionnellement au lieu d'utiliser du vinaigre les fabricants de moutarde utilisaient du Verjus. Il s'agit d'une fermentation de raisin vert, immature, légèrement salé. Si vous souhaitez réaliser votre verjus il suffit de récolter quelques raisins verts (immatures), presser le jus dans un sac puis placer le liquide dans un bocal recouvert d'un tissus et laisser fermenter 2-3 jours au soleil. On ajoute ensuite une pincée de sel pour calmer la fermentation et limiter les levures (on ne souhaite pas une fermentation alcoolique trop forte).
Pour réaliser de la moutarde on fait tremper des graines de moutarde (noire ou brune) 1-2 jours dans de l'eau, jettez l'eau ensuite. Ecraser les graines dans un mortier en ajoutant un peu de verjus et du sel ou de vinaigre ou de saumure lactofermentée. Si vous souhaitez une moutarde fine écrasez tous les grains, si vous aimez plutôt la moutarde à l'ancienne laissez quelques graines entières.
Placer ensuite dans un bocal sans remplir entièrement. Pour éviter l'oxydation et le développement de bactéries indésirable il est possible de mettre un poids pour limiter le contact entre la moutarde et l'air.
Laisser fermenter 1 semaine à température ambiante puis placer au frigo.
Une fois la fermentation terminée, on rajoute un peu de vinaigre de cidre (ou du verjus si on veut rester plus fidèle à la recette traditionnelle) et on mélange/mixe bien pour ajuster la texture à notre convenance, et s'assurer que le pH soit à un niveau suffisament bas pour une conservation longue (environ pH 3 ou moins). On peut aussi rajouter une cuillère à soupe de miel, c'est délicieux.
Puis on remplit un pot type confiture avec la moutarde (je vous ai donné le dosage pour un pot de moutarde Amora de 440g) qu'on stock au frais. Au fur et à mesure que vous en consommez, transvasez-là dans un pot plus petit pour limiter la quantité d'oxygène qu'il y a dans le pot.
L'incroyable recette de NiCruNiCuit : https://nicrunicuit.com/faire/cuisiner/caviar-daubergine-sans-cuisson-mais-fermente/
N'hésitez pas à regarder les autres tutoriels pour découvrir d'autres sauces et accompagnements fermentés.
Par exemple dans le tutoriel Aliments fermentés - dosas, crèpes vegan vous trouverez des sauces type houmous de différentes légumineuses.
Il est également possible de faire de délicieuses sauces type houmous à base de courges : voici un exemple à base de butternut
Recette de ShiraBio en 10 minutes (puis 48h). Voici la vidéo de la recette complète spécial fêtes de Noël.
Ingrédients :
Peler les carottes puis les découper en fines lamelles avec un économe dans le sens de la longueur. Les passer 5 min en cuisson vapeur (l'objectif est d'avoir une texture légèrement fondante mais qui se tienne).
Mixer l'algue nori pour obtenir une poudre. Mélanger dans un bol l'ail, le paprika, l'algue avec le tamari, l'umeboshi ou le liquide fermenté. Mélanger les lanières de carottes à la sauce une fois qu'elles sont tièdes (mais pas brûlante pour ne pas tuer les ferments) et mélanger doucement pour ne pas en faire une purée. L'astuce est de fermer un bocal puis de secouer pour imprégner les carottes sans les écraser. Ensuite tasser les lanières dans un pot en verre avec un peu de sauce et laisser fermenter entre 12 et 24h à température ambiante, puis encore 24h au frigo. Astuce : pour tasser et éviter le contact avec l'air sans réduire les carottes en purées utilisez un sac de congélation rempli d'eau. Pour ajouter une saveur citronnée il est aussi possible de poser à la surface des carottes une rondelle de citron (le citron cédrat est incroyable).
Vos carottes sont prêtes à être dégustées et ne se conservent pas longtemps car la fermentation a été très courte afin de ne pas dévlopper trop d'acidité. Elle ne se conserve donc pas plus de quelques jours au frigo.
Comme idée de recette, ces carottes sont incroyables sur des blinis avec du fromage frais (ou du yaourt végétal) et passent bien dans des pâtes.
Vous pouvez télécharger une fiche pédagogique créée par le Low-tech Lab à l'occasion de l'exposition "En Quête d'un Habitat Durable" dans la partie "Fichiers" du tutoriel (onglet au niveau de la section "Outils-Matériaux").
Alice Martin-Demolon vous propose également dans cet onglet un recueil d'informations et de recettes fermentées (conserves, boissons, pain, produits laitiers...). N'hésitez pas à le télécharger.
Si vous souhaitez voir plus de tutoriels sur les fermentations n'hésitez pas à regarder :
Bonjour, merci pour votre lecture et vos questions!
Tant que les légumes ou fruits sont sous la ligne de liquide, que ce soit 2mm ou 2cm c'est la même chose. Plus on prend de marge au départ plus on est sur qu'ils restent sous le liquide car comme vous dites ils peuvent gonfler ou bouger au cours de la fermentation. Il y a des légumes qui ont tendance à avoir une forte activité, et à mousser et donc faire sortir du liquide. Par exemple la betterave, et on se retrouve avec des aliments qui sont au dessus du liquide. Dans ce cas là on n'ouvre pas le bocal car normalement la fermentation continue sans soucis. A la limite, une fois qu'on commence à consommer on peut remettre de la saumure pour limiter l'oxydation.
Pour les légumes qui sont hors liquide, vous pouvez enlever les morceaux noircis par l'oxydation ou ayant moisi. Si vous goutez le reste du pot, en prenant une marge de sécurité, et que le gout, l'odeur, la texture vous semble ok alors vous pouvez prendre le risque. Tout jeter est un principe de sécurité, après chacun pose ses limites.
L'acide lactique limite le développement des autres formes de microorganismes, mais ils sont présents dès le début donc ils ne sont pas forcément éliminé. On peut par exemple avoir un début de moisissure après ouverture si on a pas pris des précautions (pas mis au frais, prendre les aliments avec des ustensiles peu propres...)
J'espère que ces informations complémentaires vous permettront de fermenter en toute sérénité.
Au plaisir de voir vos créations!
J'ai testé la recette du kimchi, mais je me suis trompée au niveau de la taille du bocal et ma préparation n'en atteint que la moitié. Est-ce que cela risque de poser problème pour la fermentation ?
Bonjour, si jamais vous ne remplissez pas tout le volume du bocal ce n'est pas très grave tant que vous utilisez un poids qui assure à votre préparation d'être sous le liquide. Avec un grand espace vide en haut du bocal fait que le CO2 produit par les microorganismes mettra plus de temps à remplacer l'air enfermé dans le bocal, il peut y avoir plus facilement un développement de moisissures si votre mélange n'est pas bien sous le liquide. Dans tous les cas, utiliser un poids pour immerger les légumes/fruits est très fortement recommandé car même rempli à ras-bord, si les morceaux sont en contact avec l'air il peut y avoir très rapidement des moisissures.
Notre Kimchi on le fait directement dans le Bocal. Les premiers jours, nous prenons bien soins de l’ouvrir régulièrement pour évacuer les gaz créé lors de la fermentation. Nous ne rajoutons presque pas d’eau, et laissons le choux dans son jus dégorger. Le Kimchi est prêts environ un mois plus tard. Se conserve très bien à température ambiante quelques mois, même une fois ouvert.
Image de trop faible qualité pour être lisible !
Mais aussi impossible d'écrire un commentaire, sauf en copier/coller.
Bonjour. Vous pouvez trouver le contenu pédagogique dans une meilleure qualité dans la rubrique "Fichiers" de la page. N'hésitez pas à nous tenir au courant si votre problème avec les commentaires persiste.
Bonne journée !
La lactofermentation des jus de plantes médicinales pour leur bonne conservation et leur biodynamisation est-elle possible ?
Bonjour, merci pour ces belles idées. Une petite question sur le Tabasco. J'ai vu qu'on pouvait le conserver à température ambiante. Mais combien de temps peut-on le conserver après ouverture ? En général on lit 3 jours pour les produits lactofermentés mais ça fait court pour des produits pimentés. Quelles solutions préconiser ire vous pour pouvoir les consommer "durablement" après ouverture ?
Bonjour, je suis un peut perdu pour la lacto il faut faire un traitement thermique? merci de votre aide
Bonjour, l'étape 2 présente la préparation des bocaux. Nous y avons noté la nécessité de laver à l'eau savonneuse les bocaux. Il n'est pas obligatoire de travailler en conditions stériles ou pasteurisées (et donc de traitement thermique du matériel) dans le cadre des fermentations. Si vous préférez avoir plus de sécurité et faire des traitements thermiques vous pouvez, mais ce n'est pas obligatoire pour réussir vos fermentations.
La réussite des fermentations repose sur deux piliers concernant l'hygiène : 1) avoir du matériel propre, lavé avec un détergent (ex: savon), laver le plan de travail et ses mains, 2) créer des conditions qui soient le plus favorables possibles aux microorganismes que l'on cherche à faire "travailler", en essayant que les conditions soient défavorables aux autres microorganismes afin d'avoir un équilibre de flore en faveur des microorganismes que l'on "aime".
Concrètement, dans le cas de la lactofermentation on travaille avec une population de bactéries lactiques qui sont naturellement présentes sur les légumes ou inoculées via un starter. Comme on ne travaille pas avec une souche unique (plus fragile qu'une population diversifiée) et que les conditions sont orientées pour ne plaire qu'aux bactéries lactiques il n'est pas nécessaire de faire de traitement thermique. --> Le sel et l'acidité favorise les bactéries lactiques par rapport aux levures, plonger les morceaux d'aliments sous le liquide convient aux bactéries lactiques et met hors de portée des moisissures (qui ont besoin d'oxygène).
Pour éviter de potentielles contaminations croisées ou développement de microorganismes indésirables il est important de faire attention à son environnement de travail. Il est par exemple important d'éviter d'avoir de la viande crue à proximité ou bien des aliments moisis car ils pourraient propager des microorganismes indésirables, même si normalement les conditions ne favorisent pas leur développement. --> /!\ Un point spécifique sur le botulisme : la toxine botulique est mortelle et même si elle s'élimine avec une longue cuisson à haute température elle pose problème régulièrement, notamment à des débutant.es en cuisine. Les lactofermentations sont sans risque de botulisme du moment que l'on ne met pas les aliments crus en contact direct avec de l'huile avant fermentation. En effet, la bactérie Clostridium botulinum a des risques de se développer si la nourriture n'est pas rendue inhospitalière par la fermentation (acidité trop forte pour la bactérie). Une fois l'acidité présente on peut tout à fait ajouter de l'huile pour manger la lactofermentation. Ex : la recette de babaganoush / caviar d'aubergine cru. Voici en complément des liens parlant du botulisme en alimentation et plus spécifiquement en fermentation pour plus de détail et vous rassurer : https://revolutionfermentation.com/blogs/legumes-fermentes/lacto-fermentation-dangers/ (ne présente aucun danger) https://revolutionfermentation.com/blogs/legumes-fermentes/comment-fermenter-des-legumes-lacto-fermentation/ et le blog de NiCruNiCuit a une FAQ très complète également https://agriculture.gouv.fr/le-botulisme (les recommandations officielles du gouvernement français)
Bonjour, Je ne comprends pas l'indication suivante de l'étape 3 "Si vous réalisez une saumure (eau salée) le principe est 3% de sel dans l'eau. Pour les légumes cela varie de 15g/cl à 25g/cl (plus de sel pour les légumes contenant naturellement plus d'eau)" Est-ce qu'il faut lire 15 à 25g de sel par Litre ?
Oui à priori, il a une erreur. C'est bien 15-25g/50cL.
Je me charge de corriger cela.
après avoir ouvert les bocaux six semaines après leur fermeture comme conseillé, doit-on les conserver au frigo et les consommer rapidement?
Si vous récupérez les légumes avec un ustensile propre il se conservera plus longtemps, d'autant plus qu'il sera au frigo mais sinon bien garder les végétaux immergés permet déjà de tenir plusieurs semaines. A vous de voir si dans votre pièce de stockage (et suivant les saisons à cause de la température) vous constatez un changement d'odeur et/ou de gout. En cas de doute ne prenez pas de risque.
Bonjour, il n'est pas nécessaire de conserver un bocal entamé au frigo du moment que l'on fait attention à le garder dans un endroit frais et à l'abris de la lumière. Mieux vaut laisser la saumure dans le bocal car elle aide à une meilleure conservation.
fines lamelles de 5cm ou de 5mm? Couper le chou dans le sens de la longuer ou la largeur?
La finesse des lamelles et le sens de coupe est selon votre préférence. Plus les lamelles seront fines plus elles auront tendance à être tendre après fermentation. N'hésitez pas à combiner plusieurs grosseurs pour jouer sur les textures.
Suivant ce que vous préférez, à vous de voir la taille. Plus l'aliment est coupé fin plus il fermentera vite mais moins il sera croquant à la sortie du processus.
Bonjour, peut-on utiliser des bocaux à confiture pour la lactofermentation ? Merci d'avance pour votre réponse
bonjour, oui c'est possible mais il faut veiller à ce que le bocal soit bien fermé. la lactofermentation doit s'opérer en milieu anaérobie/sans oxygène.
Bonjour, oui c'est possible mais les bocaux avec un joint permettent aux gaz possiblement formés pendant la fermentation de s'échapper sans laisser d'air entrer. Ce genre de bocaux est donc le plus pratique, mais un bocal à confiture semi fermé (pour laisser passer le gaz) avec un poids pour "couler" les végétaux et assurer une réaction en anaérobie fonctionne bien.
Bonjour, il n'est pas recommandé d'utiliser des bocaux à confiture pour réaliser des lactofermentations parce qu'ils ne possèdent pas de joints contrairement aux bocaux à fermeture mécanique type "Le Parfait". Le joint permet au gaz produit par les microorganismes en actions dans la lactofermentation de sortir sans faire rentrer d'air extérieur et maintient ainsi les conditions anaérobies nécessaires au bon processus. En utilisant des bocaux à confiture classique dans le meilleure des cas la fermentation peut rater à cause de l'apport d'oxygène, dans le pire des cas votre bocal peut exploser car la pression peut être très forte si le gaz ne peut pas s'échapper.
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Bonjour !
J'ai trouvé votre site très intéressant avec beaucoup d'informations et d'astuces pour mener à bien des conserves lactofermentées de légumes. Cependant, Étant débutant en la matière, je me pose quelque questions et j'aurais aimé avoir quelques précisions que je ne trouve nulle part concernant certaines précautions à prendre pour ce genre de préparation.
1) je trouve très souvent des conseils donnés pour maintenir les légumes en dessous de la surface de l'eau salée, soit avec une feuille de chou, soit avec des poids plus ou moins efficaces sont globalement bons,. mais ces conseils sont données au moment de la mise en bocal. Or, j'ai constaté que très souvent au cours de la fermentation les légumes râpés par exemple augmentent de volume et dépassent de la surface conseillée, par conséquent la précaution qui a été pris au départ pour les maintenir à environ 1 ou 2 cm de la surface du liquide est remise en question parce que les légumes ont absorbéOn une bonne partie de la saumure. À ce moment-là je voudrais savoir si le fait de rajouter de la saumure ne vient pas déranger le système de fermentation.
2) Par ailleurs souvent les poids utilisés n'empêchent pas les légumes, surtout s'ils sont râpés fins, de remonter le long des bords du bocal jusqu'à la surface . Je me suis retrouvé dans le cas où ces légumes qui se sont échappés en quelque sorte de l'intérieur de la saumure ont moisi et par précaution j'ai dû jeter le tout ! Je voudrais savoir si lorsque ce phénomène se produit il suffit ne suffit pas de simplement prélever les parties exposées à l'air sans dommage pour le reste. Ce qui entraîne une dernière question plus générale
3) je croyais que l'acide lactique de la fermentation éliminait des bactéries aérobies et ne gardait que les bonnes (anaréobies). À ce moment là, si cela est vrai, pourquoi est-il conseillé de jeter la totalité du produit mis en fermentation ?
Merci grandement de vos précisions si vous pouvez me les fournir ce qui me permettra de procéder en toute tranquillité dans ses excellentes préparations. Avec toute ma sympathie, Claude Licandro