Tutorial de
Fabieng | Categories : Housing, Water, Materials
S'ils ont existé sur de nombreux continents , le lac Titicaca est l'un des seuls lacs au monde où sont encore utilisés les bateaux en roseaux. Vieux de plusieurs millénaires, ces bateaux ont traversé les océans et sont à l'origine d'un métissage entre les peuples indigènes et polynésiens. En 1527, une rencontre au large du Pérou entre l'expédition coloniale de Pizarro et une balsa en totora manœuvrée par une vingtaine d'indigène Inca à bord, démontre l'habileté de ces peuples à prendre la mer. La Bolivie, le Pérou, et le Tchad sur le lac Victoria sont les derniers pays à maîtriser la fabrication de bateaux en roseau. En Bolivie, la famille Esteban est la dernière famille à construire des bateaux en totora ayant pour vocation la navigation sur le lac, ou en océan. La préservation de ce savoir faire de la famille Esteban est un enjeu de l’expédition PIPILINTU et une documentation complète expliquant la fabrication sera réalisée et publiée sur le site du Low-tech lab.
S'ils ont existé sur de nombreux continents , le lac Titicaca est l'un des seuls lacs au monde où sont encore utilisés les bateaux en roseaux. Vieux de plusieurs millénaires, ces bateaux ont traversé les océans et sont à l'origine d'un métissage entre les peuples indigènes et polynésiens. En 1527, une rencontre au large du Pérou entre l'expédition coloniale de Pizarro et une balsa en totora manœuvrée par une vingtaine d'indigène Inca à bord, démontre l'habileté de ces peuples à prendre la mer. La Bolivie, le Pérou, et le Tchad sur le lac Victoria sont les derniers pays à maîtriser la fabrication de bateaux en roseau. En Bolivie, la famille Esteban est la dernière famille à construire des bateaux en totora ayant pour vocation la navigation sur le lac, ou en océan. La préservation de ce savoir faire de la famille Esteban est un enjeu de l’expédition PIPILINTU et une documentation complète expliquant la fabrication sera réalisée et publiée sur le site du Low-tech lab.
Bateau, balsa, totora, roseau, bolivie, titicaca, indigène
La construction du catamaran est réalisée par les savoirs faire de la famille Esteban, dont l'illustre Firmin Esteban, fils de Paolino Esteban, dirige le chantier. Cette famille de constructeurs de balsa a dirigé les chantiers pour de nombreuses traversées transocéaniques. Les expéditions MATA RANGIS 1, 2 et 3 ont été organisées par l'ambassadeur de l'UNESCO Kitin Munoz, avec les compétences de la famille Esteban pour le chantier. Ces balsas destinées à des navigations transocéaniques mesuraient respectivement 28, 30 et 22 mètres de long. La famille étant la dernière de Bolivie à maitriser ce savoir-faire, la préservation de ces connaissances millénaires est un enjeu de l'expédition PIPILINTU, qui descendra en balsa traditionnelle de 6 mètres par 2.5 mètres les affluents du fleuves amazone, du lac Titicaca jusqu'au l'embouchure de l'Amazone à Macapa. Cette expédition est retracé sur le compte instagram @Baboune_Lowtech
- Totora
Lors des déplacements des fagots de roseau, il faut être prudent à ne pas plier les bases, auxquels cas le travail de préparation avant l'antaco sera plus long.
Les fagots peuvent être ouverts et disposer au soleil pour sécher pendant une semaine, jusqu'à avoir un brin de totora plus ferme et plus facile a travailler.
Il est intéressant de sélectionner les brins les plus long pour l'antaco. Ceux plus petits iront dans les taikas.
7h pour gros antaco 2 personnes
La première étape permet de réaliser de longues nattes de totora. Celles-ci seront la base de toute réalisation par la suite. Cette étape de tressage s'appelle antaco. Pour une balsa de taille importante (<5m), les totora utilisés sont longues et épaisses. Elles appartiennent à l'espèce Loma.
mouiller les tiges pour les ramollir et faciliter le tressage
préparer la zone de tressage avec un point fixe autour duquel passer la pita. Former une boucle avec la pita. Cette boucle doit faire la taille de notre antaco. Dans notre cas, celles-ci fera environ 60cm.
Nous choisirons pour les extrémité de la balsa une totora verte, plus simple. En effet, ces extrémités seront ensuite relevés et cela aidera a la mise en forme. Les totora du centre resteront droit, et peuvent donc être plus secs.
Disposer les totora sur le sol en face de soi, base contre base. Pour réaliser la première tresse, il faut passer trois totora de taille médiane, ou quatre petites dans la boucle. La tresse se forme en passant les totora alternativement en haut, puis en bas. Il faut ensuite bien densifier les noeuds jusqu'à arrivé aux 60cm de large.
Retirer la boucle du point fixe. Pour terminer la tresse, nous allons deplacer l'ensemble des totora au fond de la boucle. Puis nous nouerons l'autre extrémité par un noeud simple gansé.
2 antako de largeur 60cm pour les semelles sur 7 longueurs
2 Antako de 80cm de large pour les côtes tressés sur 7 longueurs d'environ 85cm
4 antako idem pour les bords
100m de corde diamètres 4 ou 5mm
2h 2personnes
Dans nos cas, le choix du madera balsa a été défini pour sa faible densité et donc ça légèreté.
1 préparer une longueur de 3m de poutre en bois. Dans notre cas, nous avons superposés et cloués deux niveaux de poutre. Ces poutres ont été positionnées en quinconces pour que l'ensemble ne puissent pas fléchir au niveau des jonctions.
2 Assembler les poutres pour que l'ensemble face une largeur d'environ 30cm
3 Lier cet ensemble avec du fil de fer
4 couper les extrémités en biseau sur 2.9m
Deux ames en bois pour les taikas de largeur 30cm
Une ame en bois pour le Xuima de largeur 7cm
Une journée une personne
Les deux taikas doivent être réalisé en parallèle pour qu'elles soient identiques. Ainsi il est préférable qu'une seule personne rassemble et positionne la totora pour avoir des proportions identiques.
1 Preparer deux dizaines de longueurs de pita environ 1.50m
2 Pour les deux taikas, disposer sous chaque tressage un bout de pita
3 disposer une épaisseur de 4 à 5cm de totora bien sèche sur la semelle.
4 disposer sur cette totora l'ensemble de poutre, en positionnant celle-ci bien au milieu
5 mettre une épaisseur supplémentaire de totora sur les extrémités jusqu'à la hauteur des poutres. Il faut bien caler la totora contre la poutre
6 grâce au pita disposée au sol, nous pouvons commencer à nouer la totora pour former un grossier boudin.
7 disposer progressivement une brassé de totora au niveau de chaque pita. Etaler la totora en biseau. Chaque brassé doit être identiques pour les deux taikas.
8 une fois l'ensemble des brassés disposées sur les taikas, il va falloir allez chercher les pitas précédemment nouées pour les détacher, et refaire un noeud gansé en prenant l'ensemble de la taikas. La ganse permet alors de serrer facilement l'ensemble de la totora.
9. C'est le bon moment pour identifier la pointe avant de la pointe arrière et mettre en quantité plus importante de totora en pointe avant. Cette épaisseur supplémentaire est nécessaire pour affronter les vagues qui viendraient de l'avant.
9 L'opération pour égaliser les deux taikas prend un certain temps et requiert un œil avisé. Pour se faire, il faut analyser les zones à compléter, et remplir avec plus de totora en glissant celles-ci dans le taika.
10 après avoir suffisamment compléter, défaire les nœuds et faire passer la pita autour de toute la totora
Dimensions finales du gordo
Diamètre 55cm
Longueur 8m
Environ 3h
1 Prendre une poignée de totora, environ 10cm de diamètre bien serré, et nouer la base des totoras avec une petite pita.
2 ajouter de la totora au fur et a mesure en la fourant
3 nouer l’ensemble avec une pita tous les 40cm
4 Insérer l'ame en bois au bout de 2.5m
5 estimer les dimensions pour obtenir un boudin d'environ 25cm bien ferme et 8m de long
6 nouer une pita sur la partie supérieur pour identifier le haut et le bas de la Xuima
1 travailler avec un antaco bien humidifiée pour ne pas qu'il se casse lors de l'étape de saucissonage.
2 Disposer un antaco sur un taïka. Celui-ci devra être positionner proche de la semelle
3 défaire les noeuds au niveau de chaque tressage d'antaco pour étaler celui ci sur le taïka.
4 étaler la tresse sur la moitié du taïka. Il faut atteindre la partie où sera situé le Xuima. Si l'antaco n'est pas assez large, il est possible de défaire un des autres antacos pour l'additionner a celui ci. Il est également possible de tresser directement sur le taika.
5 maintenir en position l'antaco en défaisant les pitas positionner sous celui-ci et refaire le nœud autour de l'ensemble taïka + antanco.
6 vérifier si l'antaco est suffisamment long pour l'ensemble du taïka. Si ce n'est pas le cas, il est possible de faire une tresse supplémentaire de chaque côtes
7 Basculer le taika sur le côté, pour refaire la jonction entre la semelle et l'antaco
1 écarter les deux taïkas et positionner au centre un support au niveau de chaque tressage
2 faire rouler les taïkas sur les supports. les deux taïkas doivent être séparé d'une vingtaine de centimètres
3 Surélever chaque support à l'aide d'une brique par exemple
1 positionner 6 supports au dessus des taïkas pour y déposer la xuima.
2 Déposer la xuima en la centrant bien au milieu
Deux journées à 4 personnes
1 préparer les cordes en retirant les potentielles vrilles. Laisser 4m de pita et lover la corde de manière à passer un gros paquet facilement autour de l'ensemble taïka + xuima.
2 avec les 4m de pitas, faire un nœud simple autour de quelques brins de totora, à environ 1m50 de la pointe arrière.
3 Commencer l'opération de laçage comme sur la photo. Chacun son tour enlacer le taïka et la xuima. Avancer comme ca jusqu'au deux tiers.
4 Plus tard il faudra courber les extrémités pour donner la forme à la balsa. Il est donc nécessaire d'identifier dès maintenant où commence les courbes afin de leur donner une bonne forme. Au début de la pointe avant, faire un tour supplémentaires autour de la xuima et venir enlacer l'autre taïka. Cette manœuvre permettra de courber la pointe avant vers le haut. Sinon, l'action de serrage orienterait la pointe avant vers le sol. Faire de même pour l'autre pita.
5 Lacer jusqu'à 1m50 avant l'extrémité de la balsa.
6 il est maintenant temps d'enfoncer la xuima entre les deux taïkas. Enfoncer là à la main, ou en marchant dessus. Cela va enfoncer les antacos, alors il faut les repositionner au dessus de la xuima.
7 Deux personnes peuvent maintenant serrer le laçage, en commençant par le croisement de la pointe avant, jusqu'à la pointe arrière. Pendant ce temps, une personne peut s'occuper de lacer la pointe avant. En serrant doucement au début, puis progressivement plus fort pour donner une forme pointue
8 préparer une zone à côté de la balsa en disposant une couche de totora au sol, retirer les briques sous les supports et se préparer à retourner la balsa.
8 Retourner la balsa à l'envers, bien positionner les antacos pour que ceux ci se rejoignent au centre de la balsa. Éventuellement enfoncer la totora au centre pour faciliter le positionnement de chaque antaco.
9 répéter l'opération de serrage. Une personne peut marteler la totora avec une pierre pour compacter celles-ci et une autre peut serrer chaque tour.
10 retirer les pitas qui ne servent plus - celles de chaque tresse des antacos, celles autour des taïkas, celles autour du xuima...
11 retourner a nouveau la balsa, et répéter une dernière fois l'opération de martelage et serrage.
Les deux taikas avec l'antaco en surface peuvent être diforme. Pour répondre à ca, il est nécessaire de les rembourrer avec de la totora unie en forme de flèche.
Il y aura une dernière étape pour courber les pointes avec deux poulies afin d'exercer une grande force et courber encore plus les pointes.
Les deux taikas avec l'antaco en surface peuvent être diforme. Pour répondre à ca, il est nécessaire de les rembourrer avec de la totora unie en forme de flèche.
Il y aura une dernière étape pour courber les pointes avec deux poulies afin d'exercer une grande force et courber encore plus les pointes.
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